Le directeur général de Nvidia
NVDA.O , Jensen Huang, s'est joint à la dizaine de dirigeants d'entreprises qui accompagnent cette semaine Donald Trump en Chine, où le président américain doit notamment prendre part à un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping.
D'après une source au fait de la question, Donald Trump a appelé à la dernière minute Jensen Huang mardi à la suite d'informations de presse selon lesquelles le directeur général de Nvidia n'avait pas été convié pour cette visite officielle en Chine.
Des membres de la presse présidentielle américaine ont aperçu Jensen Huang monter mardi soir en Alaska à bord de l'avion Air Force One devant transporter Donald Trump en Chine.
Un porte-parole de Nvidia a déclaré que Jensen Huang "participe au sommet à l'invitation du président Trump pour soutenir l'Amérique et les objectifs de l'administration".
Le nom de Jensen Huang ne figurait pas dans la liste initiale communiquée par la Maison blanche de dirigeants d'entreprises faisant partie de la délégation américaine, parmi lesquels Elon Musk (Tesla TSLA.O ) et Tim Cook (Apple
AAPL.O ).
Un porte-parole de la présidence américaine a déclaré que le calendrier de Jensen Huang avait changé et que celui-ci pouvait désormais être du déplacement en Chine.
Nombre d'entreprises représentées dans la délégation accompagnant Donald Trump à Pékin sont dans le viseur des régulateurs chinois et considèrent le sommet comme une fenêtre politique à même de favoriser des négociations déjà en cours avec les autorités chinoises, ont dit auparavant à Reuters des sources au fait de la question.
Poids lourd de l'intelligence artificielle (IA), Nvidia n'a toujours pas mis en vente sur le marché chinois ses semiconducteurs de pointe H200, selon des commentaires effectués le mois dernier par le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, qui a cité alors des difficultés à obtenir les autorisations nécessaires de la part du gouvernement chinois.
La venue de Jensen Huang laisse supposer que la question des puces H200 sera au programme des discussions lors du sommet.
L'administration Trump a donné en janvier dernier son feu vert formel à la livraison de semiconducteurs H200 vers la Chine, sous conditions, alors que la vente de ces puces de pointe inquiète les "faucons" de Washington qui craignent que Pékin les utilise à des fins militaires.
D'après des sources, les livraisons de ces puces ont été freinées par des désaccords sur les conditions de vente, à la fois en Chine et aux Etats-Unis.
(Laurie Chen à Pékin et Karen Freifeld à New York, avec la contribution de Trevor Hunnicutt et Stephen Nellis; version française Jean Terzian)

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